Se faire connaître : un peu de jûjutsu ?

La publicité (au sens noble du terme) est un concept assez difficile à mettre en œuvre quand on cherche à développer sa discipline sur un territoire. S’il est maintenant relativement facile de voir ce qui s’est produit pour les « grands » (jûdô, aïkidô, karaté, etc.), d’autres n’en sont encore qu’à leurs balbutiements ou on du mal à se faire connaître par le grand public en dehors de moments privilégiés (la lutte gréco-romaine et les jeux olympiques, par exemple). Lire la suite

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Classement des arts martiaux : les tops !

Podium fictif.

Un podium comme un autre.

L’une des constantes dans les disciplines martiales est la comparaison entre elles. Parfois à bon escient, avec argumentation, sur des points généraux ou particuliers, qui amèneront des questionnements profitables. C’est sur de telles bases que les disciplines martiales peuvent évoluer… et l’ont fait. Quelle que puisse être la direction prise par la suite. Parfois à mauvais escient, avec tout ce qu’il faut d’idées reçues ou autres analyses capillo-tractées. Et c’est très souvent le cas quand on passe de la comparaison au classement (absolu) des disciplines entre elles.

Cette période estivale se prétend bien à un sujet de détente, j’en profite pour faire une courte incursion sur Youtube et ses quelques 520000 vidéos répertoriées (mots clés : martial arts top). Lire la suite

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Dragon magazine – hors série aïkidô n°13 : aikijo, le bâton de l’aïkidô

Couverture du spécial Aïkidô n°13 du magazine Dragon (tous droits réservés).

Après le numéro consacré au thème de l’aïkiken, les lecteurs réguliers du magazine Dragon spécial aïkidô attendaient son pendant, un numéro traitant la thématique du jô. Le treizième numéro est donc consacré à la pratique du bâton au sein de l’aïkidô, avec, comme ce fut le cas pour le sabre, différents points de vue (de différentes « obédiences ») sont présentés, sans friction…

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Sortir du berceau, aller dans le monde, perdre ses racines ? (troisième partie)

Ce billet est la suite de Sortir du berceau, aller dans le monde, perdre ses racines ? (deuxième partie).

De nouveaux foyers ?

Rang du haut, de gauche à droite : William Chow, Paul Yamaguchi, Harry Pang, Woodrow McCandle. Rang du bas, de gauche à droite : Thomas Young , le grand maître James M. Mitose, Paul Pung. Photo prise en 1950. Source : inconnue.

Les pionniers du kenpô hawaïen. Rang du haut, de gauche à droite : William Chow, Paul Yamaguchi, Harry Pang, Woodrow McCandle.
Rang du bas, de gauche à droite :
Thomas Young , le grand maître James M. Mitose, Paul Pung.
Photo prise en 1950. Source : inconnue.

La dissémination d’une pratique n’est pas forcément un processus uniforme, où l’on partirait d’une source (intarissable, a priori) pour irriguer continûment le reste du monde (dans l’idéal). La fontaine étant, bien entendu, le maître fondateur ou son descendant – par le sang – de la énième génération. Si l’on considère les très « grandes » pratiques martiales actuelles (ou disons plutôt les pratiques de masse), ce modèle très « centralisé » n’existe plus, même si des centres mondiaux – symboliques ou non –  sont identifiés (Aïkikaï, Kukkiwon, Kôdôkan…). De plus, si les « maîtres-missionnaires » de ces disciplines étaient bien des natifs du berceau (japonais, coréen, etc.), les experts ou champions reconnus n’en sont plus issus exclusivement, indépendamment de l’image de l’expert oriental1 et  au-delà du cercle des pratiquants. Notons que, même si le passage du réservoir-berceau aux experts « hors murs » en passant par ceux de la diaspora (ou de la mission de dissémination) ne s’est pas forcément faite (et continue de se faire) de la même manière pour tous. Lire la suite

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Sortir du berceau, aller dans le monde, perdre ses racines ? (deuxième partie)

Ce billet est la suite de Sortir du berceau, aller dans le monde, perdre ses racines ? (première partie).

Impact en vrac du nationalisme, de l’état de guerre, de mouvements armés…

« Boxer » chinois (1900). Domaine public.

Si l’ère Meiji japonaise impose une transition à la fois brutale (disparition de la classe guerrière, perte d’utilité immédiate) et douce (intégration dans des systèmes éducatifs et militaires modernes, émergence d’un aspect sportif) pour ses pratiques martiales, ce modèle n’est pas réellement transposé dans d’autres contrées asiatiques, du moins dans la période de la fin du XIXe siècle – début du XXe siècle. En effet, si le Japon a « conduit » son évolution en important un modèle occidental (ou plutôt des modèles occidentaux) dans une optique de développement et de garantie de son indépendance (vis-à-vis des politiques occidentales de l’époque mais aussi de la puissance régionale d’alors, la Chine), les autres, Chine comprise, ne souhaitant ou ne pouvant pas le suivre, pour des raisons multiples. Lire la suite

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