Retour en vrac sur une période de confinement

En France, un confinement de la population a été imposé du 16 mars au 11 mai 2020, en raison de la pandémie de COVID-19. Cette période s’est avérée tout à fait particulière – évidemment – à la fois pour la conduite des activités professionnelles, si tant est qu’elles aient pu se faire, que pour les activités de loisir. C’est dans se dernier cadre que se placent les arts martiaux pour l’extrême majorité d’entre nous, et je souhaitais discuter de ce moment si spécial que nous venons de traverser. En mêlant un peu de tout.

Le temps de l’expectative…

Dès le 12 mars au soir (un jeudi), après l’intervention télévisée du Président de la République, les choses ont rapidement évolué et les activités sportives ont commencé à être impactées : annulations de cours, stages et fermetures des salles étaient communiquées aux différents acteurs de la vie associative (via le site web, pour ma part), et mises rapidement en application. Bien entendu, et spécialement parce que les arts martiaux dans leur ensemble sont considérés comme disciplines de contact, nos disciplines n’ont pas été épargnées. Alors, les questions ont affluées : comment pratiquer quand on ne peut compter sur une opposition ? Comment faire dans un espace restreint ? Pourquoi je n’ai pas eu le dernier Yashima avant le confinement ? Peut-on encore parler même de pratique alors que la salle est fermée ? J’en passe.

Certaines, malheureusement, ont eu subi un report, comme la tenue du festival des arts martiaux de Bercy (qui devrait se tenir en juin) ou  les 24 heures du Samourai (en octobre, normalement), mais quantité de stages ont été purement et simplement annulés. La frustration des évènements disparus (au moins pour un temps) s’ajoute à la frustration du corps et celle sociale (les arts martiaux ont aussi cette caractéristique). Et les représentants de nos disciplines, du plus petit au plus important, n’ont pas pu apporter immédiatement des solutions alternatives, puisque un certain flou ne pouvait être levé (rien que la durée effective du confinement…).

… celui de l’organisation

Plus ou moins lentement, des solutions ont été proposées, passant essentiellement par la mise en place de cours en ligne, soit par Youtube et consorts, soit plus directement par vidéoconférences (Zoom et autres). Si je suis réservé sur Youtube Sensei, j’ai l’impression que certaines polémiques (par exemple du côté de l’aïkidô) auraient pu être évitées : oui, un cours par caméra interposée n’est pas un cours habituel, non, on ne peut pas constater de ressenti de l’autre, oui on est dans l’entretien et dans l’exploration de soi (ce qui est aussi intéressant), et oui, enfin, il vaut mieux un certain vécu dans la discipline pour pouvoir profiter de ces cours. On est loin des systèmes de « dojo en ligne » avec examens à distance qu’on peut parfois trouver en ligne. Donc ? Autant en profiter quand on a la chance d’avoir un accès à ce type de cours. Ce d’autant plus que le confinement n’a pas aidé à l’entretien du corps, surtout quand certaines obligations ont pu croître sérieusement au détriment du reste., mais l’envie est toujours là.

Dans un autre domaine, la diminution des activités non essentielles a aussi impacté fortement la distribution des magazines, et ceux liés au monde des arts martiaux ne font pas exception, et certaines choses n’ont pas été clairement identifiées. Si le déconfinement permet de les retrouver en kiosques et maisons de la presse, quelques changements sont quand même intervenus. Le premier – qui n’a rien à voir avec le coronavirus, pour le coup – est que Dragon magazine spécial aïkido est devenu Self & Dragon spécial aïkido, la formule restant globalement la même. Le n°1 (oui, on repart à zéro) a pour thème Ushiro waza. Concernant Yashima, le magazine ne change pas de nom, mais propose maintenant, à côté des éditions « papier », une version numérique, accessible donc même si vos distributeurs préférés ne le proposent pas en version matérielle (au numéro, ou sur abonnement).

… et les questions, inévitables

L’état des lieux au 11 mai, pour les pratiquants, nous le connaissons. Nous ne savons pas, par contre, de quoi sera fait l’avenir. Déjà, la saison sportive est terminée pour beaucoup, puisque les mesures d’accès aux installations sont restreintes, et les contacts prohibés. Cela pose aussi, déjà, la question de la rentrée sportive : que pourront proposer les structures ? Parviendront-elles à survivre à cette période calamiteuse ? Et le modèle professionnel ou semi-professionnel structurant les grandes fédérations s’en remettra-t-il ? Quel sera l’impact sur des disciplines dont certaines sont déjà en perte de pratiquants ? Quelles sont les leçons sur les motivations profondes des uns et des autres ? Et ce, sans même parler des précautions de santé publique à respecter, et qui passent avant tout…

La période a été dure, mais pour la suite de nos pratiques, aucune certitude sur l’avenir n’est perceptible. L’avenir est flou.

A propos G.

Pratiquant lambda.
Cet article, publié dans Généralités, est tagué , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.