Dragon magazine – spécial aïkidô n°25 : suwari waza

Couverture du spécial Aïkidô n°25 du magazine Dragon (tous droits réservés).

Le vingt-cinquième numéro du magazine Dragon spécial aïkidô est sorti il y a déjà plusieurs semaines, et par conséquent, ce billet à sans doute plusieurs jours de retard. On me le pardonnera bien volontiers, j’imagine. Quoiqu’il en soit, la thématique du numéro est le suwari waza, une des spécificités de l’aïkidô par rapport aux autres arts martiaux les plus répandus, un travail insistant sur le déplacement au sol et l’application de (principes) techniques dans cet environnement de pratique spécifique. Une survivance anachronique ou un atout technique indispensable à la pratique de la discipline ? Les conceptions et les réponses sont multiples, et parfois divergentes.

Le fond

Je vous conseille particulièrement, dans ce cadre, la lecture des articles suivants :

  • Suwari-waza par André Cognard
  • Faut-il se mettre à genoux ? par Jean-Marc Chamot
  • Explorer le travail à genoux par Germain Chamot
  • L’entraînement adroit par Alexandre Grzegorczyk
  • Suwari-waza et Oshiki-uchi par Malcolm Tiki Shewan

Une mention un peu spéciale pour l’article « Suwari waza, un pratique obsolète ? » par Xavier Duval. Tout simplement parce que cet article n’oublie pas d’introduire une autre dimension du travail au sol, le ne waza tel que le connaissent en particulier le jûdô ou le jiu-jitsu brésilien. C’est un angle que j’aurais choisi d’aborder si j’avais traité un tel sujet. En effet, même s’il est relevé par tel ou tel auteur que le suwari waza peut (et doit) développer une stabilité du pratiquant lors de son déplacement, la probabilité de se retrouver « accroché » et donc ne pas pouvoir assurer cette stabilité (et donc l’action technique derrière, telle que conçue en aïkidô) est non négligeable. C’est là qu’intervient la possibilité même de gérer cette situation, et donc que le travail réellement « au sol » (donc celui du ne waza). J’aurai peut être l’occasion d’y revenir dans ce blog.

En dehors du thème central, n’hésitez pas à parcourir les articles « Kenji Tomiki » de Nicolas de Araujo, « Un Géant dans un corps contenu » par Fabien Lespagne et « Morihei Ueshiba » par Pierre Fissier, qui valent le coup d’œil.

La forme

Vingt-cinq numéros de Dragon Magazine spécial aïkidô. Cependant, malgré ces vingt-cinq sorties (deux rédacteurs en chef et de nombreux rédacteurs plus ou moins occasionnels), et beaucoup de très bons articles (voire excellents, même), je ne peux m’empêcher de constater que des défauts de relecture, mise en page et de typographie persistent, compliquant très inutilement la lecture, jusqu’à parfois interroger sur le sens de certaines phrases. Pour exemple, dans ce numéro : un article de Jean-Marc Chamot est attribué à André Cognard, Robert Le Vourc’h a une biographie illustrée avec la photo de Tanguy Le Vourc’h et l’article de Germain Chamot est coupé en deux de manière qui semble… aléatoire et peu claire, d’autant plus qu’un déplacement approprié de publicité aurait réglé l’histoire. Pas plus que je ne comprends la photo de Tetsuzan Kuroda en couverture… Je ne peux que souhaiter qu’enfin des améliorations soient faites par l’éditeur sur ces aspects, d’autant plus que le magazine est très attendu à chaque numéro par les pratiquants de la discipline, et sans doute au-delà.

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A propos G.

Pratiquant lambda.
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