Le syndrome du Grand Maître chinois

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Un grand maître : Pai Mei (Gordon Liu dans Kill Bill 2).

Il y a des choses qui sont particulièrement agaçantes dans les arts martiaux et sports de combat comme par exemple les gens doués, ceux qui comprennent vite et bien, et qui font comprendre au commun des mortels que ça va être long et difficile. La disparition (régulière) des zooris des bords de tatamis aussi, à croire qu’il existe un gnome dédié, comme celui des chaussettes1. Mais aussi plein d’autres choses, parmi lesquelles, le syndrome du Grand maître chinois.

Le « Grand maître chinois » n’est pas forcément grand, ni chinois (voire même pas asiatique du tout2). Certainement pas maître, et sûrement pas exceptionnel. Mais il3 est là, dans n’importe quelle discipline martiale. Toujours. De l’échauffement initial au dernier exercice, et un peu partout. Mais à quoi le reconnait-on ? La personne atteinte du syndrome du Grand maître chinois est relativement facile à identifier. Il corrigera votre pratique dès le début. Peu importe que son niveau soit médiocre, peu importe le vôtre tout court. D’ailleurs, peu importent les consignes à suivre voire même la discipline, du moment qu’il corrige. Et plus il corrige, plus il se sent de corriger, et de ne pas pratiquer comme demandé4. Voire même de ne pas pratiquer tout court.

De l’expérience ? Il en a. Forcément. Souvent dans une autre vie, souvent dans des pratiques martiales inconnues ou en des temps héroïques. Mais pas forcément longtemps et sûrement pas à haut niveau. Il ne faut pas exagérer quand même. D’ailleurs, c’est cette expérience (de ne pas en acquérir) qu’il répète avec vous, et surtout qu’il tient à partager. Et tant pis s’il ne se rend pas compte que ses « élèves » du moment progressent et le dépassent. Élèves dont le stoïcisme résigné fait son bonheur, puisque aucune question n’est posée ce qui renforce ce sentiment trompeur de maîtrise. Il SAIT. En dépit parfois des évidences, il sait, et tient à ce que vous sachiez, que vous trouviez la Voie, enfin la sienne.

Et vous, avez-vous le vôtre ?

Notes

1. Le gnome des chaussettes est responsable de la perte d’environ une chaussette sur les deux d’une paire, de manière régulière.
2. Cela complique la tâche, évidemment. Mais ça ne la rend pas impossible.
3. Ou elle, pas de sexisme primaire.
4. Pratiquer comme demandé, ça peut être difficile. Mais il est souhaitable d’au moins essayer. Et même là…

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A propos G.

Pratiquant lambda.
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Un commentaire pour Le syndrome du Grand Maître chinois

  1. Ping : A lire en mars 2018 – NicoBudo

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