Shiaï et kendô d’examen

Ce billet est une traduction, avec son aimable autorisation, de Shiai versus Grading kendo, un texte de Geoff, pratiquant chevronné de kendô (7e dan kyoshi) et auteur du blog kendoinfo (en anglais) que je vous engage à consulter. L’illustration est également issue de son blog.

Un de mes amis m’a récemment indiqué qu’il abandonnait le shiaï pour se concentrer sur le fait d’améliorer son kendô jusqu’à un niveau où il pourrait tenter le 6e dan en confiance. Cela m’a conduit à réfléchir sur la compatibilité entre la réussite en shiaï et développer un kendô de haut niveau.

La sagesse conventionnelle stipule que keiko, shiai et tachiaï pour les examens de grades devraient être identiques, et au plus haut niveau du kendô, cela est vrai. Regardez le Championnat de 8e dans de tout le Japon, et vous pourrez y voir un shiai très impressionnant qui, malgré tout, conserve les fondamentaux. A des niveaux moins élevés, et j’y inclus les Championnats du monde de kendô et les Championnats de tout le Japon, certains athlètes adaptent leur kendô à un style beaucoup plus défensif, utilisant leur shinai pour bloquer les débordements ou le tenant face à eux à hauteur de tête en le pointant vers le bas. Bien entendu, la fierté nationale et la perspective d’un emploi sûr rendent la petite esquive ou le petit plongeon occasionnel pardonnables, mais est-ce du kendô ?

J’ai trouvé des notes qui m’avaient été données par Inoue sensei, s’inscrivant en contraste de cette vision, qui indiquent la chose suivante. « Ken signifie attaquer ou frapper un opposant. Tai signifie attendre en observant calmement le mouvement de son adversaire. Offensive et défensive sont combinées de manière inséparable. Ce terme illustre l’importance d’être toujours prêt mentalement et physiquement à se défendre de la contre-attaque de son adversaire lorsque l’on attaque soi-même, et être prêt à contre-attaquer lorsque l’on défend ».

En termes plus simples, la réponse est de garder un bon kamae et un esprit ouvert, sans idée préconçue sur ce que vous ou votre adversaire pourrait faire. Vous devez pousser à des ouvertures, ou quoi que ce soit qui pourrait s’y substituer, et y réagir plutôt que de défendre rigidement pendant votre tachiaï de cinq minutes.

Une des autres occasions de regarder du kendô incorporant les principes de base est l’enbu taikaï annuel de Kyôto au cours duquel le bon et le grand sont responsables de la démonstration de leur meilleur kendô. Il est particulièrement intéressant de regarder certains des plus anciens 8e dans. J’ai pu voir des fois où un ou deux de ces kenshi très doués ont concédé « mairimashita » sur un point avant qu’il ne soit réalisé, leur expérience leur indiquant que le seme de leur adversaire était assez fort pour rendre le ippon inévitable.

Peut-être est-il plus facile d’être gracieux lorsque les enjeux sont la note du déjeuner ou quelques bières plutôt qu’une promotion au travail ou une nouvelle voiture.

Lexique

Keiko : entraînement.
Mairimashita : je me rends, j’abandonne.
Seme : attaque.
Shiaï : compétition.
Tachiaï : assaut.

Publié initialement en anglais sur Kendoinfo par Geoff le 19 octobre 2015. Le lexique  a été ajouté à cette présente traduction.

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A propos G.

Pratiquant lambda.
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