Premiers secours : pour et bien au-delà des arts martiaux

Bien que certaines traditions martiales1, de toutes origines, soient associées (voire intriquées) à des pratiques que l’on qualifierait aujourd’hui de médicales ou para-médicales, et que leur pratique soit parfois extrêmement intéressantes, ce bagage n’est pas ou plus associé automatiquement avec la pratique martiale. Cependant, l’enseignement des arts martiaux (et plus généralement, physique) est considérée, à raison, comme pouvant entraîner certains risques pour le pratiquant. C’est une des raisons pour lesquelles il existe en France un cadre législatif et réglementaire (le code du sport, en premier lieu) dont l’un des objectifs est de garantir la sécurité du pratiquant. Cela ce traduit par exemple par l’obligation de posséder une trousse de secours à proximité immédiate du lieu de pratique. Que cela soit « compatible », dans les formes imposées, ou non avec la discipline pratiquée2 est une autre question, que l’on n’abordera pas ici.

Contextualisation

Dans ce cadre français de pratiques « fédéralisées » (ce qui englobe certains sports de combat, arts martiaux ou même méthodes d’auto-défense), une autorisation d’enseignement, même de base (de type brevet fédéral) est subordonnée à la détention d’un diplôme de premiers secours. Dans certains cas, c’est même la pratique qui est subordonnée à ce type d’obligation3.

Quoiqu’il en soit, les pouvoirs publics français ont jugé, dans ces cadres fédéraux (qui agissent après tout sous délégation ou agrément ministériel), que tout professionnel de l’enseignement devait posséder ces notions de premier secours. De mon point de vue, ce n’est pas un mal (loin de là), et le pratiquant – quel que soit son niveau – a tout intérêt à être au courant des gestes de premiers secours, que cela soit dans un cadre d’enseignement ou dans un cadre « de tous les jours ». En effet, la personne qui, malheureusement, se trouve en situation de devoir être secourue n’est pas toujours l’élève victime d’une griffure ou d’une foulure. Suivre une formation à ces gestes, c’est déjà se voir informer de la conduite à tenir, au pire pour prévenir les secours et ne pas aggraver la situation (même avec la meilleure intention du monde), au mieux pour soulager réellement la victime et augmenter ses chances de voir la situation s’améliorer par la suite. Le sauveteur n’est pas médecin urgentiste, et son action se « limite » à protéger, examiner, faire alerter et secourir jusqu’à l’arrivée des secours.

Se former (en France) ?

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les formations aux premiers secours, puis éventuellement certaines formations spécifiques grand public, ne sont pas très difficiles à accéder. En particulier deux d’entre elles :

  • PSC1 (prévention et secours civiques de niveau 1) qui est la formation de base aux premiers secours en France. Les formations se font dans un cadre essentiellement « privé » (à savoir associatif, ou personnel).
  • SST (sauveteur secouriste au travail), qui correspond peu ou prou au PSC1, mais appliqué au cadre spécifique du milieu professionnel. Les formations se font essentiellement dans le cadre professionnel, justement.

Ce type de formation est dispensée par de nombreux organismes et associations, soit de manière « externe » (payante, mais abordable), soit en interne (pour leurs bénévoles) par des moniteurs diplômés (extérieurs ou non, également). Les plus connus sans doute sont des associations comme la Croix Rouge Française, la Protection civile, la Société nationale de sauvetage en mer. Mais bien d’autres associations et organismes (corps d’armée, police, etc.) peuvent dispenser cette formation, n’hésitez pas à vous renseigner, et le cas échéant, à vous former aux bases voire plus avant.

Pour plus d’informations concernant les premiers secours et les formations à ceux-ci, vous pouvez aussi consulter :

N’oubliez pas les numéros d’urgence (France) : 15 SAMU (aide médicale d’urgence), 17 Police secours et 18 Pompiers. Ces services sont interconnectés, mais autant viser le plus approprié tout de suite. N’oubliez pas le 112, numéro universel européen, qui permet également.

Notes

1. En kalaripayat (indien), hakkô ryû (japonais), shorinji kempô (japonais avec influences chinoises), etc. Les exemples sont nombreux.
2. Puisque certaines disciplines possèdent des méthodes spécifiques d’entretien, de réparation, voire de réanimation.
3. Ainsi, par exemple, le RIFAP (réactions et interventions face à un accident de plongée), diplôme de la FFESSM (fédération française d’études et de sports sous-marins), est obligatoire pour l’obtention de certains niveaux et qualifications.

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A propos G.

Pratiquant lambda.
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