Echange aïkidô / karaté shukokaï quelque part en IdF

Note : compte-rendu « rapatrié » de Kwoon.info, sur lequel il a été publié en 2012.

Ces deux derniers mardi, les aïkidokas et les karatékas (style shukokaï) de la ville de *** ont profité des vacances scolaires pour organiser un échange, ayant pour thème la découverte de l’autre discipline. Une séance raccourcie (1h30) a été consacrée à l’aïkidô, l’autre au karaté shukokaï. Il est évident, comme l’a souligné notre enseignant « des vacances » (notre enseignant titulaire goutant des vacances bien méritées, et comme nous avons quelques personnes ayant ce qu’il faut pour assurer les intérims prévus ou imprévus mais je m’égare…), que cette découverte réciproque peut apporter à chacun. Le professeur de karaté (que je ne connaissais pas, et qui est vraiment un gars sympa) est allé dans ce sens. Ça tombe bien, c’est un peu ma philosophie aussi : aller vers l’autre qui peut avoir quelque chose à nous apporter. Je vais insister un peu plus sur la vision du pratiquant d’aïkidô sur le karaté.

J’irai vite sur l’aïkidô (je connais un peu 😉 ) : le cours a été axé sur les déplacements (et la protection qu’ils doivent fournir, surtout face à des « cogneurs »), avec applications simples (ai hammi katate dori ikkyo omote et ura et katate dori kote gaeshi « hyper cool » (parce qu’il n’était pas question de casser des poignets par inadvertance sur des gens non préparés), et bien sûr la spécialité de notre professeur du soir : l’échauffement qui tue  😛 . Les karatékas ont eu un peu de mal sur les tai sabaki (différent de leur façon de faire), et un peu sur le reste aussi. Comme tout débutant en aïkidô, rien que de très normal.

Mardi suivant, au tour du karaté shukokaï de nous montrer leur pratique. Pas un « hakama » sur le tatami (ça fait un peu bizarre). Et c’est parti. Échauffement, avec quelques spécificités liées à la pratique du karaté (pompes sur les kentos, échauffement des hanches avec travail léger (pour échauffement) de coups de pieds dans les trois directions : mae-yoko-ushiro, etc.). Travail du tsuki avec décomposition des distances à partir de la position zenkutsu, puis d’une parade simple (age uke, si je me souviens bien). Introduction de la position neko dashi, avec « décryptage » (ou comment bloquer un coup dans les parties, et reprise de distance), puis application au travail de coup de poing. De même avec shiko dashi. Puis travail de coup de pied (mae geri, kekomi et keage), et combinaison simple pieds-poings avec pour but de faire dans le fluide. Le professeur a insisté du début à la fin du cours sur le fait que les coups partent du ventre, et non des épaules. Les aïkidôkas ont eu du mal aussi (j’imagine autant que des débutants  😀 ).
Fin du cours et fin de cet échange : photo de groupe !

Sur l’ambiance : très cordiale et sympathique. Je pense que les participants étaient tous contents de l’expérience, certains émettant tout haut l’idée de recommencer à l’occasion, en axant le travail différemment (autres facettes, comparatifs, etc.). J’ai personnellement communiqué l’existence de stages aïkidô et karaté donnés à l’occasion par M.B. (5e dan aïkidô, 2e karaté, que certains reconnaitront et que j’aimerais aller voir à l’occasion), ce qui a eu l’air de « titiller » quelques aïkidôkas et karatékas.
Chose remarquable : les vacances scolaires font que la fréquentation des dôjos diminue (fermeture, départs, etc.). Mais cela n’explique en rien que le cours consacré à l’aïkidô a vu les karatékas en majorité sur le tatami, et celui consacré au karaté shukokaï a vu une majorité d’aïkidôkas sur le tatami.
Petite leçon personnelle : j’ai apprécié la pratique, découvrant « en vrai » le minimum minimorum sur un 4e style de karaté (je connaissais (un peu) le shotokan, le wadô et un troisième (dont je ne me souviens plus du nom, désolé)). Elle n’est pas la voie que je trouve la mieux me convenir, mais, comme d’autres échanges, elle constitue un apport positif (autre regard, autre travail, autres sensations, autres questionnements sur ma pratique et sûrement autres réponses). J’ai pu constater encore une fois cette année scolaire (après mon petit tour chez les gens du kokodo ryû jûjutsu) que la pratique d’un style sérieux autre que le(s) nôtre(s) propres dans une perspective de découverte avec des gens qui visiblement aiment ce qu’ils pratiquent est toujours une expérience positive.

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A propos G.

Pratiquant lambda.
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