Découverte du Ki no michi au CMS Pantin

Note : compte-rendu « rapatrié » de Kwoon.info, sur lequel il a été publié en 2013.

Ki no michi

Ki no michi

Après le stage de ce matin (note : après rapatriement, je n’ai aucun souvenir de ce à quoi ça correspondait), je me suis dit qu’il serait sympathique de parler de ma découverte du Ki no michi (enfin du côté pratique, j’avais déjà vu des démonstrations).

Pour contextualiser, j’avais eu envie de découvrir un peu cette discipline, après avoir tâté de la structure des kinomichistes à la ête des aïkidô de la FFAAA en juin dernier mais raté le cours de Ki no michi du samedi. Mais pas d’occasions jusqu’à hier. Marcella Gomez, professeur d’aïkidô au CMS Pantin et que je connais un peu par ailleurs, avait fait un peu circuler l’information : le samedi 20 avril 2013, un cours de Ki no michi était proposé aux adhérents du club, mais aussi à tout heureux possesseur d’une licence. Ça tombe bien, c’est mon cas  :D. L’affiche était aussi alléchante, puisque le professeur pressenti était un certain Takeharu Noro, dont certains pratiquants ayant un peu de bouteille disent du bien. Me voilà parti faire un tour au CMS pour enfin voir.

Je n’ai pas vraiment attendu pour rencontrer Takeharu Noro : dès le vestiaire, nous (pratiquants et débutants totaux du jour) avons pu échanger avec lui, très simplement et très cordialement. Autant dire que pour une prise de contact, on pouvait difficilement faire mieux.
Je ne pourrais trop m’étaler sur le contenu du cours, d’autant plus que le ki no michi possède une terminologie différente de l’aïkidô, mais je vais essayer. Takeharu Noro (ci-après T.N.) connaissant l’aïkidô, il s’est vraiment évertué à construire le plus de ponts possibles (en termes de vocabulaire et de pratique) pour nous rendre ça le plus facile possible (aidé en ça par quelques kinomichistes ayant eu la grande gentillesse de venir et de nous faire profiter de leur expérience).

Après un échauffement très « en extension » (sans brusquer le corps), T.N. nous a présenté le premier exercice comme une mise en œuvre d’une rencontre entre partenaires, expression qui reviendra souvent lors de l’heure et demie qui sera partagée. Il s’agissait d’aller l’un vers l’autre (garde aï hammi katate dori, si l’on peut encore parler de garde), puis de revenir à son point de départ, exercice qui évolue rapidement dans une variante d’irimi nage (sur le positionnement, tout d’abord), toujours sans contrainte, puis avec une très très légère contrainte qui permet à uke de « coller » à la direction imposée, soit pour un ukemi, soit pour marcher (T.N. relevant que l’on marche beaucoup en Ki no michi). Le cours évolue vers (si je ne me trompe pas, ça date d’hier, quand même) le traitement du kote gaeshi. T.N. (qui y reviendra sur cette notion à plusieurs reprises) nous explique que le mouvement est classé comme « terre » (j’espère ne pas dire d’ânerie) car la spirale guidant le mouvement est amorcée vers le sol. Kote gaeshi est vraiment vu comme un mouvement en extension (un des modes de rencontre possible en aïkidô), avec toujours cet objectif de faire coïncider les spirales de tori et d’uke pour absorber et renvoyer l’énergie, le tout tout en douceur… Vraiment spécial pour un pratiquant d’aïkidô. En tout cas au premier abord :). Les exercices continuent en passant cette fois-ci par le ciel avec la technique ichi (ikkyo, donc) dans divers modes, toujours avec le souci de le faire avec grande fluidité et sans contrainte.
Puis au final, un mass attack exercice à quatre, dans lequel on réutilise ce qu’on a déjà vu dans le moment. Un randori, en somme, mais tout en douceur, et sans contrainte (oui, je sais, déjà dit).

Tout ça se termine après le salut par une petite photo et un pot offert par le club de Pantin.

Alors, en résumé :
– les plus : la présence de Takeharu Noro, indubitablement. La découverte. Une pratique très relaxante (je cite, sans trop déformer, un pratiquant : « je suis arrivé stressé et fatigué, je repars avec le sourire et bien relax »), tout en étant tout sauf pépère. Le sourire (important, le sourire). La structure qui est là, pas cachée du tout, et ne demande qu’à être travaillée (et réutilisée dans mon contexte à moi). Un très bon moment. Les kinomichistes présents sont des gens sympas.
– les moyens : ben je ne suis pas souple, et parfois, j’avais du mal à m’adapter à ce qui était demandé.
– les moins : je cherche encore.

En résumé du résumé : une expérience très positive.

Si vous voulez pratiquer sous la direction de Takeharu Noro, rendez-vous au Goryu Dojo.

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A propos G.

Pratiquant lambda.
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